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Sortir des faux-semblants et oser "parler vrai !"​ en entreprise

Updated: Dec 12, 2022




Un grand nombre de nos clients nous disent combien il leur est difficile d’être authentiques dans leurs relations au travail à tel point que certains établissent une frontière entre leur monde professionnel et personnel portant un masque au travail, voire une armure en considérant que "parler vrai" est un risque, une menace, potentiellement un danger.


Ceci se vérifie a fortiori et se renforce lorsqu'il s'agit d'émettre un point de vue, une opinion ou lors d'une difficulté relationnelle.

Pourtant nous le savons tous : faire de la rétention, cacher les choses ou encore détourner la vérité finit par créer des tensions au sein d’une équipe.


C’est d’autant plus vrai, que même si les individus ne s’expriment pas ces tensions sont palpables et l'ambiance en pâtit.

Or, si les équipes ne travaillent pas dans la fluidité, le plaisir et la créativité, leur énergie n’est pas productive, et cela a pour conséquence de dévier l’entreprise de sa performance.

Il existe des techniques et outils pour oser "parler vrai" et sans crainte d’attaques ou de représailles que nous allons vous présenter.


Les niveaux d’ouverture sont un outil pour améliorer la communication lors de discussions difficiles.


On peut l’utiliser lorsque les personnes se sentent gênées pour dire ce qu’elles ressentent ou lorsqu’elles se sentent très émotionnelles ou réactives.

Dans ces moments-là, les personnes sont souvent SUR LA DÉFENSIVE.

Les niveaux d’ouverture aident les personnes à passer des accusations envers les autres à des déclarations plus directes et à être plus responsables de leur propre expérience.

En tant que personne, plus je suis lucide avec moi-même, plus mon ouverture est vraie et plus j’améliore la qualité de mes relations.


1. Évitez les turbulences et sortez de la "zone rouge".


Ce que l’on appelle "zone rouge" correspond à un mode de communication non satisfaisant qui finit souvent par du blâme et des accusations.

  • Inconscient / Déni

La personne n'est pas en contact avec la réalité et ne peut donc pas en parler, elle est en "angle mort". Partant de ce point de vue, l'expérience qu'elle vit lui échappe totalement. Elle n'a donc pas accès à ses émotions, sensations et ne peut pas prêter une attention particulière à tout ce qui se joue en elle et autour d'elle, et ce, parfois à son insu.

Illustration : Lors d'une présentation orale, alors que les signaux sont manifestes pour l'assemblée, l'orateur ne voit pas qu’il ennuie son public, il n’entend pas que plusieurs personnes tentent de l'interrompre pour lui poser des questions, il déroule consciencieusement sa présentation.

  • Rétention

Cet état correspond non pas à l’absence de conscience, mais à l’absence d’ouverture. Il s'agit ici de contenir sa parole, de la filtrer, voire de la censurer totalement. La personne, en conscience, fait le choix de ne pas s'ouvrir.

Illustration : Considérant que cela ne serait pas stratégique, que cela pourrait heurter certains membres de l'équipe ou encore que cela la rendrait vulnérable, la personne décide de ne rien dire et parfois choisit de faire semblant.

Je n'ai pas été convié à une réunion stratégique et alors que je suis contrarié et attristé, je décide de n'en parler à personne.

  • J’accuse, je critique

Cet état correspond au premier niveau d'ouverture toutefois, l'ouverture est souvent exprimée sous la forme de reproches, d'accusations, de critiques. C'est ce que l'on appelle le "Tu qui Tue". La personne s'exprime avec agressivité, en étant souvent en position haute et ses propos prennent la forme de blâmes ou d'attaques. En l'état, la relation peut se traduire par une surenchère de reproches et ne pas déboucher sur une issue satisfaisante.

Illustration : "Vous survolez votre travail et n'approfondissez pas l'analyse de vos dossiers !"

"Vous êtes un mauvais manager et ne savez pas déléguer ! "

"Vous ne savez pas prendre position et trancher une bonne fois pour toutes, alors que c'est votre job de prendre des décisions ! "


2. Communiquez en "zone verte"


Ce que l’on appelle "zone verte", correspond à une communication efficace où chaque protagoniste se centre sur ses ressentis et ses émotions et recherche une solution pour mieux fonctionner avec autrui et en équipe.

  • J'exprime mon ressenti

La personne accède à un niveau d'ouverture plus profond et est en capacité d'exprimer ce qu'elle ressent à son interlocuteur : de la joie, de la tristesse, de la colère, de la déception, de la frustration...

Illustration : "Je suis en colère, contrarié, fatigué, et déçu…", "Je me sens ignoré depuis le début du projet"

  • Je fais un lien entre mon ressenti et les faits déclencheurs

J'essaye de rationaliser en prenant du recul afin d'avoir une lecture de la situation et décoder l'élément déclencheur de mon émotion. La personne est en capacité de faire un lien entre son ressenti et les évènements qui le précèdent.

Illustration : "Je suis furieux lorsque je me rends compte que le dossier sur lequel j'ai travaillé durant tout le week-end et que j'ai déposé lundi matin sur votre bureau n'a toujours pas été consulté en fin de semaine"

  • Je me fais un film sur l'autre

Je suis dans l'interprétation, les suppositions, je me fais des films sur ce que l'autre peut se raconter à mon sujet. Dans un mécanisme de projection, la personne attribue à l'autre ses propres pensées.

Or, le travail d'ouverture consiste à se ré-approprier ce qui nous appartient dans ce qui s'est joué dans une situation donnée. Il convient de s'observer avec plus de lucidité à partir du film que je me suis raconté et de ce que j'imagine que l'autre pense de moi.

Je décode alors que cela part de moi, et même si je l'attribue à l'autre, ce sont mes propres pensées et ressentis.

Illustration : "Vous n’avez pas regardé mon dossier parce que vous pensez que je suis incompétent !"

"J'ai l'impression que je n'existe pas et que vous pensez que je ne fais pas partie de l'équipe quand vous ne prenez pas le temps de me consulter!"

  • Je me livre sur mes craintes et mes peurs personnelles

Nous sommes ici dans le degré d'ouverture le plus important. La personne dans un premier temps, s'ouvre à elle-même et peut nommer sa peur archaïque : peur d'être ignoré, peur d'être humilié, peur d'être rejeté et peut potentiellement s'en ouvrir aux autres dans un second temps.


La personne comprend que l’obstacle ne lui est pas externe mais au contraire lui appartient.

Illustration : Ma plus grande peur dans la vie est celle de ne pas être à la hauteur et d'être reconnu comme incompétent. Je vais avoir un prisme déformant qui va me conduite à analyser et ressentir les situations à partir de cette peur. Ceci peut générer des stratégies d'auto-sabotage et engendrer de grandes interférences dans les relations interpersonnelles.


Pourquoi mettre en place cet outil :


🕹 Apprendre à sortir du faux-semblant

🕹 Créer de la confiance dans les échanges et être plus performant ensemble dans le collectif

🕹 S’écouter au-delà des mots

🕹 Structurer sa pensée et sa communication

🕹 Oser dire sa vérité

🕹 Prendre conscience que ce qui compte, ce n’est pas nécessairement d'avoir raison

🕹 Trouver une solution au problème commun

🕹 Se poser les bonnes questions

🕹 Évoluer pour ne pas rester dans les filets du blâme

🕹 Reconnaître sa part de responsabilité

🕹 Gagner en lucidité

🕹 Développer des relations stimulantes et harmonieuses


Conclusion :


Cet outil appelé les niveaux de vérité ou encore les niveaux d'ouverture est à la fois pertinent dans son utilisation pour soi-même pour gagner en conscience de soi, et en interaction avec les autres, auquel cas il sera utilisé comme un outil de communication.

Dans les 2 cas, son efficacité sera vérifiée, faites votre propre expérience, nous serons heureuses d'avoir vos retours.



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